Cathy et Fred Armani
Chambres d'hôtes en Corse du sud
De tout temps le Celavu (Haute-vallée de la Gravona) a été l'objet d'une occupation humaine intense.

Ce terroir d'établissement d'une très ancienne civilisation agro-pastorale, ou refuge
temporaire contre les envahisseurs, recèle de multiples sites préhistoriques encore peu
connus.
Le territoire de Carbuccia en forme comme le verrou. C'est pour cela qu'il est si riche en
vestiges de ces époques, à commencer par le "Casteddu di Capu Retu", forteresse de l'âge
du bronze perchée sur un piton rocheux qui surveille la plaine, ou encore d'inombrables
abris rocheux, autrefois habités, qui jalonnent le maquis.

Si l'on ne sait rien de l'obscure période corso-romaine, ni du très haut Moyen-Äge (quelques vestiges de chapelles et une toponymie riche et spécifique), c'est vers l'an Mille que le village actuel se constitue, autour d'un vallon fertile et abrité des regards.
Il ne reste cependant que peu de témoignages de cette fondation, sinon la chapelle Sainte-Anne, rebâtie beaucoup plus tard sur les ruines de l'église Saint-Jacques édifiée au XIème siècle.

Les plus anciennens maisons actuellement visibles ne remontent guère qu'au XVème siècle.
Malgré une histoire tumultueuse, au travers des guerres féodales, des incursions
barbaresques, des luttes contre les gênois, le village s'est toutefois développé
pour connaître son apogée au XIXème siècle.
L'église actuelle est édifiée en 1884 et les campagnes sont mises en valeur
(routes, moulins, aires de battage,...)

Fortement amputé par les massacres de la grande guerre, Carbuccia néanmoins compte aujoud'hui plus de 300 habitants et grâce à son environnement préservé (parc Naturel Régional) s'ouvre peu à peu au "tourisme vert"
Article par D. Polacci (octobre 2005)